Vente éclair à durée limitée : Profitez de jusqu’à 40% de rabais.

Search

Portrait

HELENA SOUBEYRAND

Rédigé par WLE

De temps à autre, notre équipe éditoriale part à la rencontre de personnalités qui incarnent l’essence de WANT à travers leur passion, leur vision du savoir-vivre et leur sens du style. Et puique nous pensons que les détails font toute la différence, nous les invitons à répondre à un questionnaire sur les petites (et grandes) choses de la vie.

 .
 .

Photo : @luciesassiat

Ce mois-ci, WANT a eu le plaisir de s’entretenir avec Helena Soubeyrand, illustratice française basée à Paris

Vous l'avez peut-être déjà vue dans les séries télévisées Borgia (2013) ou The Crown (2017), Helena ayant débuté son parcours professionnel en tant qu'actrice. Un jour, pourtant, elle a décidé de suivre son instinct et de retourner à ses premières amours : le dessin. Aujourd'hui, la talentueuse illustratrice est reconnue pour son trait distinctif et une particularité qu'elle dévoile à travers des performances live et des collaborations avec de grandes maisons françaises telles que Sisley, Violette, Ruinart et Bompard, entre autres. Plongeons dans son monde plein de poésie.


Vous avez d’abord été connue en tant que comédienne. Quand et comment est née votre passion pour le dessin?

Je dessine depuis toujours, depuis l’enfance. J’ai voulu tenter le Lycée de Sèvres puis je suis rentrée au Conservatoire et me suis éloignée du dessin momentanément. J’ai gardé l’amour de la répétition et mon envie de transmettre une narration avec des spectateurs, que je retrouve dans mes performances live.

Votre ambidextrie simultanée, sur laquelle repose certaines de vos œuvres signatures, s’est-elle développée jeune ou en explorant le monde de l’illustration ?

Je crois que c’est autour de 2016 que j’ai commencé à dessiner avec les deux mains. Au départ, c’était quelque chose de très naturel et ludique, sans véritable recherche. C’est ma petite sœur qui m’a encouragée à partager ces premiers dessins sur les réseaux sociaux. Ensuite, j’ai énormément pratiqué pour pousser toujours plus loin la précision du geste. C’est un peu comme des gammes pour un musicien : des heures et des heures d’entraînement pour trouver le bon rythme et la bonne symétrie. Ma première performance live m’a été proposée par un lieu parisien, le Loulou Restaurant, à l’occasion d’une soirée organisée pendant le Art Basel Paris. Ce moment a marqué un tournant, car cette pratique du dessin est alors devenue une expérience partagée avec le public.

Photos : Rouge Noir Chanel, collaboration avec Violette, Helena à l'oeuvre. @helenasoubeyrand

Parlez-nous de voyage. Y’a-t-il un lieu qui vous a particulièrement inspiré et qu’est-ce qui vous inspire en général ?

Je suis retournée à Florence l’année dernière, et je crois qu’il n’y a rien de plus beau et passionnant pour moi que la renaissance italienne. Ce qui me touche profondément dans la Renaissance, c’est la place que l’on redonne à l’humain, en lien avec la nature et les éléments. Il y a dans cette période une célébration de l’harmonie, une notion qui m’accompagne d’ailleurs beaucoup dans mon travail. La Renaissance porte aussi cette idée de renaissance intérieure, cette capacité à continuer à célébrer la lumière des hommes même lorsque l’on a été confronté à leur part d’ombre. La tension entre fragilité et espoir me bouleverse. L’œuvre qui me touche le plus est sans doute Primavera de Botticelli. J’y vois une célébration de la poésie du monde. Et je crois profondément qu’il faut continuer à la nourrir, particulièrement en ce moment.

Vous avez plusieurs collaborations à votre actif, Bompard étant la plus récente. Avez-vous des projets pour 2026 dont vous pouvez nous parler?

Oui, je collabore avec Toulemonde Bochard, une maison française historique spécialisée dans la création de tapis contemporains depuis la fin des années 1940. Ce que j’aime particulièrement avec cette maison, c’est sa manière de considérer le tapis quasiment au même titre qu’une œuvre à part entière. Chaque pièce est conçue en collaboration avec des artistes ou des designers, puis réalisée à la main par des artisans qui suivent un savoir-faire traditionnel. La pièce que nous avons imaginée ensemble est donc un tapis qui sera disponible en 2026. Je l’ai abordé comme mes dessins et mes peintures : avec une approche très symbolique. J’aime l’idée que ce tapis devienne ainsi une sorte de paysage au sol, à la fois décoratif et porteur d’une histoire.

5) Un élément de votre parcours dont vous êtes particulièrement fière ?

La couverture de Beau Magazine. J’ai eu carte blanche sur le choix de la photo, du thème et de la réalisation. Et je suis fière de cette couverture et de tous les symboles qu’on peut y voir si on le souhaite.

Mon principal trait de caractère : L'autonomie

Le défaut que je ne pardonne pas : La malhonnêteté

La chose qui me met en colère : Le mépris

La dernière fois que j’ai ri : Avec mes enfants.

La dernière fois que j’ai pleuré : Le mois dernier, au temple de Karnak, en Égypte. J’en ai eu le souffle coupé.

Une chose qui m’émerveille : La beauté de ce que les humains sont capable de bâtir par amour et par foi.

En amour, je suis : Entière

En amitié, je suis : Dévouée

La qualité que j’apprécie le plus chez les autres : L'empathie

L'odeur qui m'émeut : C’est bizarre mais j’adorais l’odeur d’humidité du grenier de mes grands-parents, et ça m’émeut toujours autant quand je la sens à nouveau.

Le spectacle de la nature qui me fait du bien : Le bruit des arbres dans le vent.

Le geste qui me réconforte : Un vrai câlin.

Le plat que je pourrais manger tous les jours : Une omelette avec de la feta.

Le rituel dont je ne peux pas me passer : Mon café du matin

La chose pour laquelle j’éprouve le plus de gratitude : La santé de mes enfants.

Pour décrocher, je... galère! (Rires)

Ce en quoi je crois le plus : L'empathie

Comment je m’imagine plus vieille : Dans une grande maison la moitié de l’année (j’aime aussi vivre à Paris) près de l’océan, entourée de nature avec un immense atelier rempli de lumière, et un chien.

Photo : Helena par @luciesassiat

Je n’oublierai jamais : Tout ce que j’ai traversé pour trouver mon bonheur.

Le conseil que je donnerais à mon jeune moi : Ton ventre sait mieux que ta tête.

Le conseil qui m’a marquée : On voit ce qu’on croit.

L’endroit où je me verrais vivre : Sur la côte Basque.

Ma destination rêvée : Le Japon

La chanson qui m’apaise : At Last d'Etta James.

Mon idole (et pourquoi) : J’en ai plusieurs, mais en ce moment, je dirais Berthe Weil, parce qu’on lui doit tout.

Le sujet de mon livre / podcast serait : La psycho généalogie

Mon film préféré (et pourquoi) : About Time, parce qu’il y a tellement de sagesse, de beauté et de simplicité dans ce film, il fait du bien à l’âme.

La journée parfaite : Retrouver une équipe sur un projet le matin, déjeuner avec ma sœur, peindre l’après-midi, aller chercher mes enfants, un diner au lit et un verre de vin avec mon mari devant une super série.

Mon style : Mon uniforme, soit un jean, un t-shirt blanc et un pull col rond.

Ma pièce WANT favorite : Le cabas Logan, iconique.

Le projet qui m'a posé le plus de difficultés et comment je les ai surmontées : Un projet où je ne me suis sentie ni respectée ni entendue. Ça a été extrêmement thérapeutique et formateur. Je m’en suis sortie en étant entourée et en défendant mes droits, et ça m’a servi de leçon pour toujours.

La cause qui m'interpelle le plus : Réunir

Ma collaboration ou mon projet de rêve : Je rêve de travailler sur une grande surface dans un lieu d’échange et de passage, comme une gare ou un aéroport. Je trouve ça passionnant comme démarche.

Photo : En Égypte, @helenasoubeyrand

Suivez @helenasoubeyrand sur Instagram pour en savoir plus sur ses inspirations, ses looks, ses voyages, ses projets, et plus.